Des menaces ne sont pas des actions

Dans une chronique très observée parue dans le quotidien zurichois "Tages-Anzeiger", Rudolf Strahm, ancien conseiller national et ancien préposé à la surveillance des prix, a examiné les différentes tactiques de négociation envisagées par Bruxelles à l'égard de la Suisse. Il juge possible que l'UE menace de résilier les accords bilatéraux, mais il ne croit pas que Bruxelles passe aux actes.

Info non UE du 23.07.2015

Voici ce qu'écrit Rudolf Strahm à ce sujet (traduction de l'allemand):

"Nous devons prévoir que la bureaucratie UE propose la résiliation des accords bilatéraux avec la Suisse. Les spécialistes de politique extérieure de Bruxelles s'y attendent, tout comme les idéalistes UE de Suisse. Mais proposer une résiliation n'est pas résilier! La résiliation des accords bilatéraux Suisse-UE exigerait l'unanimité des 28 Etats membres de l'UE. Que l'on imagine quels débats de fond cette question déclencherait dans des pays comme la Grande-Bretagne, le Danemark, la Finlande, mais aussi au Pays-Bas et en France!

C'est précisément ce scénario que craint Bruxelles. C'est justement cette peur qui est à l'origine de l'intransigeance dogmatique de Bruxelles et de ses menaces périodiques contre la Suisse, menaces que la majorité des correspondants à Bruxelles colportent (…) sans aucun esprit critique. Des questions décisives et existentielles plongent actuellement l'UE dans la plus grande crise de son existence. Voilà ce qui la rend incapable d'agir, rigide et dogmatique."

us

Source: "Tages-Anzeiger", 30 juin 2015

23.07.2015 | 1120 Aufrufe